LES POINCONS EN VIGUEUR DE 1798 A 1809 :
Les poinçons spéciaux pour l´horlogerie de Besançon :
En 1793 naissait la "Fabrique nationale d´horlogerie de Besançon" sous l´impulsion de Laurent Mégevand. Cette entreprise qui lançait l´industrie horlogère à Besançon et dans sa région ne pouvait pas prétendre concurrencer le même marché suisse du fait de l´absence d´un service de contrôle des métaux précieux en France à cette époque.
Un décret du 16 prairial an II (04/06/1794) créa deux poinçons spéciaux pour répondre à la demande de cette entreprise.
Les poinçons d´essai parisiens en usage de 1798 à 1838 :
Les poinçons d´essai bien qu´assez souvent présent sur les ouvrages laissent encore peser de nombreuses questions sur leur rôle exact. Nous savons qu´ils sont en usage entre 1798 et 1838, qu´ils sont marqués toujours à proximité du poinçon de fabricant, que la mention du titre qu´indique ces poinçons est toujours confirmée par le poinçon de titre officiel et que leur marquage semble antérieur au contrôle effectué par le bureau de garantie.
D´abord décris en 1925 par Emile Beuque, contrôleur de la Garantie de Paris, comme étant des poinçons de l´association ou de la corporation d´orfèvres de Paris, allant jusqu´à dater l´usage de certains de ceux-ci dès 1794 alors que nous n´avons jamais rencontrés l´un d´eux sur un article antérieur à 1798. Il pourrait effectivement s´agir de poinçons d´une association d´orfèvre, toutefois cette hypothèse n´explique pas la mention précise du titre exprimé par cette série de poinçons.
Il semble que ces poinçons expriment le titre des ouvrages qu´ils marquent suite à un essai préliminaire pour déterminer avec précision le titre et savoir si les articles présentés à la Garantie seront accepter certainement pour éviter aux orfèvres d´effectuer les finitions, gravures, polissages sur des pièces aux titres défectueux. Officiellement, seuls les essayeurs des bureaux de garantie et essayeurs de la Monnaies sont en mesure d´effectuer ce type d´essai, mais il n´est toutefois pas impossible que certains orfèvres se soient équipés du matériel nécessaire à ces essais et les réalisent pour leurs confrères. Il est donc probable que ces poinçons soient la remarque d´un premier essai réalisé par l´essayeur du bureau de garantie préalablement à l´essai officiel.
Il pourrait encore s´agir d´une série de poinçons de remarque propre aux orfèvres de Paris qui travaillent les métaux précieux sous différents titres pour leur éviter toute confusion de titre lors de la présentation leurs ouvrages au bureau de la garantie.
D´autres poinçons du même type, bien que sans la mention du numéro de titre, sont aussi employés dans différentes régions de France à la même époque. Ils sont aussi dénommés "poinçons d´essayeur". Nous nous sommes contentés de ne publier que ceux propres aux bureau de garantie de Paris qui sont les plus fréquents.
- Argent premier titre (950 ) :
- Argent deuxième titre (800 ) :
- Or deuxième titre (840 ) :
- Or troisième titre (750 ) :
Les poinçons officiels en vigueur de 1798 à 1809 :
Pour la période de 1798 à 1809, les nouveaux poinçons en service répondent à la nouvelle législation du 19 Brumaire an VI. Les poinçons officiels, ceux de titre, de garantie, de recense et d´importation sont gravés par les ateliers de la Monnaie de Paris. Il sont alors appelés durant une grande partie du dix-neuvième siècle "poinçons de la Monnaie".
Les fabricants d´articles en métaux précieux dépendent suivant leur situation géographique d´un bureau de garantie déterminé voué au contrôle de ces ouvrages. Ces bureaux de garantie sont tenus et administrés par des fonctionnaires, au nombre minimum de trois, le contrôleur, le receveur et l´essayeur.
Les pièces présentées au bureau de garantie doivent déjà porter le poinçon de fabricant, elles sont d´abord présentées à l´essayeur, généralement diplômé en chimie, qui en vérifie le titre et marque après contrôle le poinçon de titre, elles passent ensuite entre les mains du receveur qui perçoit les différentes taxes relatives à ces articles, les droits de garantie et les droits d´essai, et qui marque après paiement le poinçon de garantie. Les pièces portent alors les trois poinçons nécessaires à cette époque pour mettre en vente légalement des produits en métaux précieux et sont rendues à leurs propriétaires.
Un quatrième poinçon, celui dénommé poinçon d´essai ou poinçon d´essayeur, peut encore accompagner les précédents poinçons décrits sur les articles de cette époque. Le marquage des ouvrages en métaux précieux est strict, le positionnement des différents poinçons est dicté par la loi en vigueur depuis le 1679.
L´ensemble de ces poinçons marque les articles produits durant cette période ainsi que ceux antérieurs qui sont remis en vente alors qu´ils ne portent pas l´un des poinçons de recense. L´intervalle de 1798 à 1809 est principalement révélé par l´emploi de la première série des poinçons de titre au coq.
- Poinçons de recense :
Grosses recenses : Petites recenses :
- Poinçons de titre :
Argent premier titre (950 ) :
Argent deuxième titre (800 ) :
Or premier titre (920 ) :
Or deuxième titre (840 ) :
Or troisième titre (750 ) :
- Poinçons de Garantie :
Grosse garantie : Moyenne garantie :
Petites garanties argent :
Petites garanties or :
- Poinçons d´importation :
Gros étranger : Petit étranger :
- Poinçon de hasard :
- Poinçon de biffage :
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